10 septembre 2010

Les plaisirs fous (1976)

Un de mes films porno préférés. De Georges Fleury, avec Brigitte Lahaie (dans un second rôle).

Ce n'est pas dans le scénario qu'on va trouver les plus grandes qualités.
Situation initiale : Jacques, cadre beau gosse des années 70, se tape toutes ses secrétaires et va même souvent au bordel.
Elément perturbateur : sa nouvelle secrétaire, Caroline, le refuse ! C'est la première fois que ça lui arrive.
Péripéties : finalement il se la fait très vite. Caroline, c'était juste une salope qui attend le 2e jour pour embrasser. En effet on passe très vite d'un plan où elle est dans la voiture avec lui mais est assez froide, à un plan où elle est à moitié nue sur un lit dans un hôtel ésotérique, avec lits à baldaquin, palmiers, bouddha, et cris d'oiseaux de la jungle.
Dans la suite du film, Jacques s'aperçoit que sa femme se sentait délaissée. Heureusement il arrive à la rendre heureuse en lui proposant des trucs à trois et bien plus encore (des trucs à quatre).

la solution pour que ta femme soit heureuse : ramène un copain et une copine.


Autre défaut du film : les gémissements ont été ré-enregistrés et ça donne un truc assez nul, comme souvent dans le milieu, vous me direz.


Mais heureusement il y a des points positifs qui font qu'on peut voir ce film plusieurs fois.
Caroline, jouée par Maryline Guillaume, ou Véronique Maugarski (j'ai du mal à savoir, en fait je fais style comme au premier abord, mais je suis pas très érudit dans le domaine du porno), est vraiment très belle. Ralala, c'était le bon temps, les années 70, où les actrices étaient bien naturelles, et envoyaient la sauce direct, sans tout leur attirail de vulgarité des films d'aujourd'hui. Bon et y a aussi Brigitte Lahaie, toujours un plaisir de la voir.
Deuxième intérêt : la musique. Encore une incompétence de ma part, j'arrive pas à trouver le compositeur. Mais le thème, suave et mélancolique, revient tout au long du film, et ancre l'action dans une sorte de doux rêve. On est un peu comme sur l'île des plaisirs. (ça va revenir souvent dans le blog : pour moi la musique c'est souvent le principal intérêt du film porno !)

Un autre élément sympathique : le héros et sa secrétaire jouent mal comme c'est pas possible (plus belle la vie en puissance mille). Bon fallait pas s'attendre à des morceaux de bravoure, on reste dans le porno, mais là je trouve ça particulièrement drôle (car les dialogues durent parfois plus d'une minute, c'est du sérieux).

un bel exemple de scène hyper mal jouée.

Et enfin élément qui sera toujours un plus pour moi : on est dans les seventies un peu chic, mais aussi un peu casual. Les décors alambiqués sont très jolis, et les habits des femmes sont plein de couleurs, de chemises à carreaux, de manteaux de fourrure... ça oui c'est beau !

ça fait classieux non ? le porno chic n'a rien inventé !


Bon vous l'avez compris, regardez moi ça, ça vaut le détour, même si le scénario est plus que quelconque (ça restera toujours mieux que la plupart des productions actuelles).


Et pour les réfractaires aux films des 70s pour des raisons de poils, n'en faites pas tout un plat. Les poils, tant qu'on les a pas dans la bouche, ça dérange pas, ça peut même être esthétique, non ?




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