08 avril 2011

Hobo with a Shotgun : critique et seins



Hobo with a Shotgun, film canadien réalisé par Jason Eisener, vient de sortir aux Etats-Unis. Je ne vous apprends rien en disant qu'au départ c'était une fausse bande-annonce qu'on trouvait avec le projet grindhouse de Tarantino et Rodriguez, et que parmi elles il y avait Machete aussi. Alors, est-il mieux que Machete, est-ce qu'on n'a qu'une version à rallonge de la bande annonce, est-ce que les actrices montrent leurs seins à tout bout de champ ?


Si on regarde du côté la distribution, on est à l'opposé de Machete : pas grand monde de connu, à part peut-être Rutger Hauer (Blade Runner), le Hobo. S'ils ne sont pas célèbres, les acteurs sont à fond dans leur rôle, à grands renforts de cris hystériques et de réactions exagérées.
Le décalage qu'on avait dans Machete, où la multitude de stars nous rappelait en permanence qu'on n'était pas devant un petit film d'exploitation authentique, mais une parodie, ou un hommage au genre, disparaît alors. Hobo veut se placer en tant que film d'exploitation pur et dur. D'ailleurs, le ton est excessivement sombre. L'humour reste pourtant omniprésent, il provient généralement du côté jusqu'au-boutiste des scènes et des répliques mordantes. Le film n'est donc qu'une demi-parodie de film d'exploitation, de vigilante movie et de western.

Molly Dunsworth joue la belle prostituée.

Fusil à pompe contre patin à glace, qui va gagner ?


En effet, tel un héros de western, the Hobo, un vieux clochard sans nom, arrive dans une petite ville complètement soumise à la violence d'une bande menée par Drake, un homme au costard blanc. Ses fils l'accompagnent toujours, ils aiment tuer des gens avec des patins à glace. La police est complètement corrompue, et de nombreux autres fous dangereux sont en ville, comme un père noël pédophile ou un cruel réalisateur de combats de clochards. Le hobo est témoin et même victime de certains de ces actes barbares. Il s'arme alors d'un fusil à pompe, et avec l'aide d'une jeune prostituée, il part en guerre contre toute cette racaille, et le sang gicle de tous les côtés, du début à la fin.


Je ne veux pas vous raconter quelques-unes des scènes sous peine de vous gâcher le jouissif effet de surprise que j'ai ressenti tout au long de Hobo with a Shotgun. Sachez juste que c'est extrêmement gore, que les scènes sont sans concession (on n'hésite pas à brûler les enfants par exemple) et que les temps de calme entre deux massacres peuvent même délivrer un minimum de sensibilité. La musique est idéale, aux accents de western spaghetti et de série B carpenterienne, et elle complète, avec les costumes et le choix des couleurs, l'atmosphère film trash des années 80. Pour parfaire cette ambiance, les hurlements vont dans tous les sens, et les répliques tuent "the hobo delivers justice one shell at a time", "live you fucking whore" ( dit l'infirmière qui essaie de ranimer une prostituée). De plus, comme dans les bons films d'exploitation, le choix et l'utilisation des armes par des personnages hauts en couleur sont jouissifs (à vous de relier l'arme à la personne qui l'utilise : clochard-prostituée-jeune homme-homme en armure, patin à glace-fusil à pompe-tondeuse à gazon-sabre).

Ouverture de la chasse au clochard !

Voilà The plague.


Même si le choix a été fait de ne pas montrer de sexe, on peut voir au milieu du film des filles seins nus qui tabassent un homme pendu par les pieds. C'est violent, un peu sexy, et ça justifie mon article.

Des filles en culotte, c'est toujours sympa. Elles ont de jolis seins en plus.


On pourrait essayer de tirer des leçons de vie, chercher à voir une critique sociale à travers la figure du clochard ou en étudiant le rapport à la violence et à l'ordre, mais non, Hobo with a shotgun est un vrai film d'exploitation, là pour tout casser, pas pour réfléchir.

C'est un des films de 2011 selon moi, assurément. Clochards, poubelles, pédophiles, gore outrancier, fusil à pompe, hurlements, filles en culotte, autant d'éléments bien liés entre eux par une histoire efficace qui autorise toutes sortes de délires, le tout dans une atmosphère punk 80's. Oui, c'est vraiment bien.

1 commentaire:

The Doctor a dit…

Excellent film, ta critique a donné envie à un pote -en plus de moi même- de voir le film.

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