20 avril 2011

Rapists of virgin girls : le Rape and Revenge au Brésil



Enlèvements et assassinats de jeunes vierges brésiliennes : une victime est vengée par son fiancé

En cet été 1983, seize jeunes filles ont été enlevées par de mystérieux bandits à Sao Paulo. La police avait déjà retrouvé dix des corps des disparues. L'autopsie a révélé qu'elles ont été violées. L'affaire a pu avancer grâce à Pedro, le tenant d'une buanderie qui a réussi à identifier l'un des ravisseurs avec un bouton de chemise égaré. Après avoir dénoncé le violeur, Pedro a été placé directement sous protection. Pourtant les malfrats ont réussi à violer sa fiancée pour l'intimider. Le lendemain du viol, la jeune fille et son frère sont victimes d'un attentat et meurent dans l'explosion d'une bombe dans leur cuisine.

Les violeurs

A droite, Pedro (un faux air de McNulty de The Wire). Derrière, son beau-frère (un faux air de Carlos)

La violence des rues brésiliennes.

Le micro des journalistes brésiliens.

L'incapacité de la justice à résoudre cette affaire et la fureur de Pedro l'ont alors poussé à s'armer pour assouvir sa vengeance. En pénétrant la cache des ravisseurs, qui étaient déjà en train de s'entre-tuer à ce moment (parce que l'un deux s'était aperçu que ses complices avaient violé sa propre fille), il a permis de faire la lumière cette histoire, et de voir que les vieux commanditaires des enlèvements étaient de vieux hommes riches et pervers.

Old man and young girl.

Huuum... un viol...

Voilà ce qui attend les jeunes filles après le viol.



Un Rape and Revenge de bas niveau

Oui, ce sanglant fait divers vous a fait frissonner. Je vous rassure, ce n'est qu'un film, Rapists of virgin girls (Os violentadores de Meninas Virgens), réalisé par Francisco Cavalcanti en 1983. Mais la façon dont il a été fait peut-être tout aussi perturbante !
Le scénario ne tient pas la route. Les réactions des personnages face à l'horreur qu'ils rencontrent sont tout à fait inconcevables. Pourquoi aller se manger tranquillement des pâtes avec son frère quand on vient de se faire violer entre les torchons et les serviettes ? Quel est l'intérêt du secret que cachent Pedro et sa fiancée au beau-frère, à savoir qu'elle est enceinte ?

Un film qui a aussi une perspective naturaliste. Regardez ce joli repas interminable avec le frère torse nu.

Et paf, ça explose.


Le casting est assez ridicule. Les méchants sont joués par des vieux dégueulasses et les gentils jouent comme des armoires. Les jeunes filles n'ont rien de spécial physiquement, et elles jouent d'une manière assez invraisemblable. Les dialogues qu'on leur a écrit n'arrangent rien. "Ohlala ils nous ont violé. Maintenant qu'on ne leur sert plus à rien, ils vont nous tuer. Ohlala."
Les scènes de sexe sont à la frontière de l'érotisme et du porno, on voit presque les pénétrations. Elles ne sont ni excitantes parce qu'elles montrent quasiment toujours des viols abjects entre un gros vieux et une jeune laide aux seins qui pendent, ni dérangeantes parce qu'elles sont trop mal jouées.
N'oubliez pas la musique, qui a la particularité de ne jamais coller à l'action. Parfois un genre de thème de Tony Montana de Moroder accompagne la caméra dans les ruelles sombres de Sao Paulo. Là, ça peut presque aller. Mais quand Pedro va boire un verre seul dans une boîte de strip tease en repensant aux moments où il faisait l'amour dans la buanderie avec sa fiancée qui vient d'être violée et assassinée, on se tape Voulez-vous d'Abba en entier, allez savoir pourquoi. Et je ne citerai même pas la fin du film, où dans un grand moment lyrique après un gros massacre, le film balance la musique du générique des Feux de l'amour.


Pedro au club de strip-tease.

Les flash-backs de Pedro : sa fiancée vient de mourir, il se rappelle seulement des moments où il se la tapait dans la buanderie.

Une scène de douche totalement gratuite.

Deuxième scène de douche totalement gratuite, avec la plus belle (la seule ?) actrice du film. Joli plan nichon !

Les situations ne sont pas assez ridicules pour qu'on puisse qualifier Rapists of virgin girls de gros nanar. Il reste un film d'exploitation bas et racoleur comme on les aime.
Que peut-on retenir de ce Rape and Revenge ? Que traiter un tel sujet, ça fera toujours des heureux, comme moi par exemple. Que les vierges sont de plus en plus rares à trouver dans le Brésil des années 80 (dixit un des méchants). Que quand on n'a pas beaucoup de budget, c'est dur de trouver des actrices avec des beaux seins. Enfin, qu'il ne faut pas mentir à son beau-frère quand on met sa soeur enceinte.

Allez, pour le plaisir, regardons nous le final tellement "Feux de l'amour" :


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...