05 juin 2011

The black gestapo : les seins dans la nazi-blaxploitation




The Black gestapo a été réalisé par Lee Frost en 1975. Le titre est très parlant. C'est un film de blaxploitation : il met à l'honneur des acteurs noirs. Attention, il ne faut pas y chercher une quelconque message de tolérance ou je ne sais quoi. La blaxploitation, la plupart du temps, c'était avant tout la volonté d'exploiter tout un tas de stéréotypes sortis de la culture black et de thèmes accrocheurs pour flatter les bas instincts du spectateur : trafic de drogues, prostitution, vengeance, etc. Mais le film racole aussi du côté de la nazixploitation, en empruntant un peu de l'imaginaire SS et en mettant de la gestapo dans le titre.



The Black Gestapo, c'est l'histoire de blacks, menés par le General Ahmed (Rod Perry) qui s'organisent pour se rebeller contre une bande de blancs qui les terrorisent et qui violent des jeunes filles. Mais au sein de cette nouvelle organisation, certains ne veulent pas seulement se venger des blancs, ils veulent aussi devenir les rois de la drogue et de la prostitution, et ils s'habillent comme des SS. Ils sont menés par le Colonel Kojah (Charles Robinson). Ahmed le libérateur doit alors affronter Kojah le fasciste.

L'action se fait assez rare, à part pendant quelques moments assez réjouissants, comme une course poursuite un peu funky.


Par contre, on en a pour notre argent au niveau des seins. Chaque actrice n'est ici que pour montrer sa poitrine, notamment Uschi Digard (The Dicktator) et ses énormes seins.


Uschi Digard. Elle essaie de les cacher mais ils sont tellement gros qu'ils dépassent.



Donna Young


Il y a quelques punchlines assez drôles : "Throw the gun in the pool, mother fucker. Or i'll make you sink like a rock !"

Comme je l'ai dit plus haut, je pense qu'il est inutile de chercher un message dans ce film.
Certains vous diront que c'est nauséabond de comparer un mouvement similaire aux Black Panthers à des nazis.
D'autres que c'est au contraire une démarche anti-raciste : Lee Frost montrerait les bons et mauvais côtés de chacun. Les noirs, comme les blancs, sont capables du meilleur (révolte émancipatrice) comme du pire (fascime).
On pourrait plutôt penser que, comme les méchants du film qui tentent de profiter d'une révolte pour faire ce qu'ils veulent (une pègre-gestapo), Lee Frost profite de toute l'imagerie black pour faire ce qu'il veut : du cinéma d'exploitation.


The Black Gestapo, c'est funky, c'est violent, il y a du plan nichon, et on aime ça.

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