29 juin 2011

Please don't eat my mother : les seins et les plantes


Please don't eat my mother, un film de Carl Monson, produit par Harry Novak, 1973.

Je vais vous raconter une histoire à la fois touchante, triste, et qui fait froid dans le dos. Une histoire qui vous envoie en plein dans la gueule toutes les zones d'ombres de notre société, tout ce que vous refusez de voir alors que c'est là, à côté de vous. Une histoire où un puceau de quarante ans en pull jacquard est complice de la disparition de sept personnes dont sa mère. Je vais vous raconter l'histoire de... LA PLANTE QUI AIMAIT LES FEMMES ! (titre français de Please don't eat my mother).


L'affiche est alléchante et pourrait nous laisser espérer un film adapté de The Return of the Giant Hogweed, la chanson de l'album de Genesis, Nursery Cryme, avec des femmes nues au milieu. On a plutôt droit à une pseudo-parodie de The little shop of Horrors de Roger Corman, version sexploitation.


Henry, un vieux puceau, aime regarder des couples faire l'amour. Un jour il achète une plante qui parle et qui mange les gens : sa mère, une call girl, un flic. Henry tente parfois d'arrêter cette méchante plante, mais elle lui rend des services, par exemple en faisant disparaître sa mère, trop envahissante. Une relation ambiguë se met en place entre l'homme et la plante : Henry doit-il aider les humains qui le rejettent depuis toujours, notamment les femmes et leurs gros seins, ou faut-il aller du côté de la plante, qui le libère de tout cette société ?

Alice Frendlund

C'est aussi une fable écologique, avant le rapport Brundtland, la conférence de Rio et tout le tralala. Dans la vie de Henry, les seins laissent la place aux plantes. Vous avez entendu ? Laissez-respirer ces plantes, arrêtez de rêver tout le temps aux seins.


Mais finalement, tous ces thèmes sont abordés en dilettante extrême. On ne trouve aucune rigueur dans le scénario, et c'est dur de s'y retrouver dans le déroulement des scènes. Surtout, on s'ennuie beaucoup trop ! Il est quasiment impossible de voir le film en entier d'un seul coup. Les scènes de sexe nous montrent quand même quelques jolies filles aux bons seins, par exemple René Bond et Alice Frendlund. Mais elles arrivent beaucoup trop tard. Il faut compter vingt-quatre minutes de préliminaires tout habillés entrecoupés de plans sur les mateurs en train de manger leur quatre heures avant de voir le premier téton.

René Bond


Au final, Please don't eat my mother est un film vraiment nul. Il n'en restera que quelques effets spéciaux ridicules, quand la magnifique plante en carton pâte mange ses victimes, et bien sûr quelques jolies paires de seins.

3 commentaires:

L.M. a dit…

Super seins. Sinon le mec a le profil d'Harvey Keitel sur la première photo, j'y ai cru cinq secondes.

pausanias a dit…

Je confirme pour Harvey Keitel de profil. Il a un peu une gueule, je sais pas ce qu'il est devenu après ça.

Félix a dit…

Sympathiques paires de seins oui ! ^^

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