22 novembre 2010

L'année des méduses : ou comment être chiant malgré des seins

Christopher Frank signe en 1984 un film tout à fait particulier avec Valérie Kaprisky, Bernard Giraudeau et Caroline Cellier. Un film entre le tragique, le romantique, l'érotique, le nanar et l'expérience mystique : L'année des méduses.


le premier dialogue du film annonce la couleur : on va voir du sein, du sein, encore du sein.

Le scénario : Chris est une fille de 16 ans qui va à St Tropez l'été avec sa mère. Elle couche avec un vieux qui est marié, Vic, et doit ensuite avorter. Elle est amoureuse de Romain, gigolo qui lui préfère sa mère. Elle est donc énervée, continue à coucher avec des hommes âgés en couple, dont Vic, et finit par tuer Romain car elle est vraiment frustrée.


Chris se lave les mains après avoir couché avec un vieux.

Chris séduit un couple.


Oui, le scénario est vraiment chiant, on n'a pas du tout envie de se taper un film pareil. Mais trois éléments ont de quoi sauver mon intérêt pour le film : on voit des seins tout le temps, c'est Nina Hagen qui a fait la musique, et la scène du meurtre qui clôt cette tragédie, c'est du grand n'importe quoi. Opération réussie ?


Les seins sont omniprésents dans le film. On compte peut-être plus d'images avec des seins que d'images sans seins. A la plage, sous la douche, dans le lit, au casino, les actrices sont torse nu, tout le temps, partout. C'est le fil rouge qui nous permet de rester 1H40 devant une histoire aussi emmerdante. Les plans peuvent se justifier en gros, on voit bien que les actrices savent jouer de leurs charmes avec leur poitrine. Elles savent quand enlever le haut, quand frôler les hommes avec leurs seins, pour jouer de tous leurs charmes. Par contre quand on les voit dormir seins nus, on est plus du côté plan nichon 100% gratuit, ce qui n'est pas plus mal, vous me direz.

Chris montre sa piqûre de méduse au Casino.

Papa et Maman regardent les seins de Bébé.

La maman de Chris.

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Ces quelques images ne sont que des exemples parmi d'autres de tous les plans nichon du film.


La deuxième qualité, c'est la musique de Nina Hagen. Dès le début les mélodies puissantes et inquiétantes, accompagnées des chants violents de Nina nous annoncent que le film va se terminer par un drame tragique. Les thèmes joués tout au long du film réveillent notre intérêt entre deux plans sans seins où l'on a tendance à s'endormir.

Un des rares plan du film sans seins nus.


Enfin, le climax du film, c'est le moment où Chris est vraiment à bout : elle n'arrive décidément pas à coucher avec Romain. Alors elle se met à poils, allume un poste radio méga vintage, d'où émerge du Nina Hagen. Elle commence à tourner sur elle-même, et jette Romain à l'eau. Et si vous avez suivi un tant soit peu l'histoire du film, vous savez que Romain est allergique aux méduses et que cet été-là les plages sont en sont infestées. Romain crève. Voilà donc un meurtre intéressant, qui oscille entre le grand nimporte quoi nanardesque et le mystique porté par les cris de Nina Hagen.

Chris allume ce magnifique radio-k7.

Chris regarde romain crever.

Mais au final on s'ennuie quand même beaucoup devant ce film. Je ne sais pas si Nina Hagen et les paires de seins ont réussi à prendre le dessus sur une histoire aussi chiante.

après le meurtre, c'est pas fini ! Les actrices se baladent désormais carrément à poils.


L'année des méduses, vidéo ici.

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