Emanuelle, photographe de charme
Le grand Joe D'amato a réalisé Emanuelle in America en 1976. Seins-screen a déjà abordé la série des Black Emanuelle avec Emanuelle in Hell de Bruno Mattei. Ici, quelques années plus tôt, Emanuelle (incarnée par Laura Gemser, la magnifique indonésienne), grande reporter et photographe de charme, infiltre différents lieux corrompus et prend des photos à l'aide de son collier spécial (on est un peu entre James Bond et Super Nichon contre Mafia). Elle ne se contente pas de tout photographier, elle fait aussi l'amour avec tout ce qui bouge, homme comme femme, en prétextant que ça lui permettrait de mieux infiltrer. Pendant ses enquêtes, elle se rend aux Etats-Unis où on vend des armes dans les granges et où le maître de maison regarde avec ses invitées une femme qui masturbe un cheval (oui, j'ai même les captures d'écran). Emanuelle se fait ensuite un petit détour par Venise où elle infiltre des orgies, où on regarde des snuff movies gores au possible, et elle passe même par des tribus africaines. Oui, le film dure une heure quarante, on a le droit à tous ces thèmes, et surtout à tous ces seins !

Stefania Nocilli
Soft, Hard, animaux, sang
Vous l'avez vu dans le scénario : le problème c'est qu'il y a de tout, on oublie la cohérence de l'histoire, vive la juxtaposition de scènes racoleuses. Mais c'est ce qu'on aime dans un film d'exploitation, non ? Du sexe, de la violence, voire de la zoophilie.
Même si une heure quarante, c'est long, les scènes de sexe sont souvent expédiées. On a l'impression qu'il y a des ellipses en plein milieu de l'action, et les scènes se terminent très vite. C'est parfois frustrant, la sensualité n'a pas toujours le temps de bien s'installer. Les scènes font dans le très soft dans la première partie du film (à part la tout-sauf-soft masturbation du cheval qui a l'air de bien prendre son pied, j'ai failli en vomir mes figolu). A peu près à la moitié du film, les scènes deviennent subitement chaudes (fellations en gros plan, éjaculations, et parfois pénétrations), même si, comme à son habitude, Laura Gemser reste pure et ne participe à aucune des scènes explicites. Elle se contente de se balader nue tout au long du film. Je ne sais pas si cette différenciation érotique/porno a été planifiée par D'Amato (pour montrer une gradation de l'intensité ?) ou résulte de choix en postproduction.

Devinez ce qu'ils matent !


Je vous avais prévenu !
Le deuxième élément particulier du film, c'est la présence d'un snuff movie (un film où on tue des gens en vrai) que des couples regardent en faisant l'amour. Il est extrêmement gore et tranche avec le reste du film, et arrive en plein milieu des scènes chaudes : l'effet est assez particulier. Rassurez-vous, c'est un snuff movie seulement dans la réalité du film. Mais on ne va pas se plaindre de la présence de ce petit cadeau qui n'est pas sans rappeler la cassette vidéo interdite de Yuyu Hakusho, ou La fin absolue du monde d'un Masters of horror.


Voilà ce que le type fait regarder à la femme pendant qu'il lui mange les seins. J'ai envie de dire : MER IL ET FOU !
Et maintenant, le festival Laura Gemser : dès qu'elle peut, elle tombe le haut, on ne rappellera jamais assez la beauté de ses seins, et dès qu'elle croise quelqu'un, elle fait l'amour avec.

Emanuelle se fait braquer en voiture par un jeune réac qui trouve que les photos érotique, c'est pas bien.

Finalement, elle s'en sort en le suçant : ça le choque.
Emanuelle et une brochette de jolis seins des années 70.
Emanuelle in America, c'est aussi Emanuelle in Italia, et même in Africa après.


Là elle se change en discutant.

Et puis elle enlève le pull qu'elle vient de mettre.

Lorraine De Selle (qu'on a pu voir dans Vacanze per un massacro) face à Gemser : devinez ce qu'elles vont faire :

Ce genre de choses.







Et les petites orgies auxquelles Emanuelle ne participe pas (à part en tant que journaliste infiltrée qui prend les photos, et qui prend du plaisir à s'attarder) :








Renaté Kasché

Marina Hedman face au barbu.
Gemser seins nus, plein d'autres filles seins nus, du gore gratuit, du cheval encore plus gratuit, une histoire qui ne sert à rien, une bande son de qualité (surtout la chanson ci-dessus : on se croirait presque entre King Crimson, les Pink Floyd et Simon & Garfunkel) : Emanuelle in America est un incontournable, un excellent panorama de ce que peut nous offrir le cinéma d'exploitation des années 70.









5 commentaires:
A voir les images ça a l'air super bandant. Mais en live, s'il passe sur NT1 à 23h50, pour sûr je le zappe.
On tient un blog ciné avec des potes www.ASBAF.fr on cause pas de seins mais on parle ciné avec un zeste de blagues de cul, t'es le bienvenu !
Oh mais j'adore ASBAF, je vous suis même sur twitter !
Oui cet argument était un peu faible, j'en conviens, j'aurais pu trouver autre chose pour prouver que j'aime ASBAF.fr. En tous cas, si la scène du cheval passe sur NT1, c'est vrai que c'est choquant.
Bel article :D
Merci jaspert !
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