16 mai 2011

Abducted by the Daleks, critique et seins


Un écran-titre qui date de 2005.


Si vous en avez marre d'attendre chaque samedi le nouvel épisode de Doctor Who, et d'attendre encore plus longtemps pendant la pause de mi-saison, ou entre la fin de saison et le Christmas special, je vous conseille soit de vous taper les vieux épisodes des années 60, ou, bien plus drôle, le film érotique à petit budget Abducted by the Daleks.

Les Daleks, je vous le rappelle, sont les grands ennemis du docteur. Ils ne possèdent pratiquement qu'une émotion, la haine, et on les reconnaît à leur armure inoubliable et à leur voix robotique et leur gimmick "EX-TER-MI-NA-TE !"

Dans ce film sorti au moment du redémarrage de la série Doctor Who en 2005, quatre bimbos blondes percutent un alien une nuit dans la forêt (pourtant à la base elles ont raison, je crois qu'il faut les écraser, comme la dame blanche), puis sont capturées par des Daleks. Une des filles s'avère être une méchante qui s'habille comme une maîtresse SM, et elle aime fouetter. Ensuite elle se fait attacher nue à un arbre par des hommes des bois qui la torturent.

L'alien à l'origine de tout ça.

Un geste d'une logique pure dans une pareille situation. Se mettre à poils.

On peut oublier toute recherche de cohérence dans le scénario. Je n'ai pas compris le but ultime des enlèvements par les Daleks (perversité ou étude de l'espèce humaine ?), parce que j'ai du mal à tout comprendre dans l'anglais parlé, d'autant plus quand il est parlé par des Daleks, et qu'ils parlent tous en même temps, et que la qualité de la vidéo n'est pas des meilleures.


Le budget a dû être très léger, même si les types de l'équipe ont pu se louer ou se construire des Daleks qui font plus vrai que nature, tout de même. Par contre je ne sais pas combien de temps ils ont passé pour caster un tel groupe de mauvaises actrices. Je pensais qu'on ne pouvait pas trouver une espèce plus froide, moins humaine, que les Daleks. C'était sans compter sur Katarzyna Zelnik, Eliza Borecka, Sonja Karina, Linda Black et Maria Vaslova (les deux dernières jouent le même rôle, je n'ai pas trop cherché à comprendre pourquoi). Si elles ont de bons seins, elles jouent comme des blocs de marbre.
De plus, elles ont la chance d'interpréter des personnages d'une débilité sans nom et aux réactions inouïes. Il faut dire qu'une virée en voiture interrompue par une collision avec l'alien le plus laid qu'on ait vu, ça a de quoi perturber une débile aux gros seins. L'une d'elles se déshabille en marchant seule dans la forêt, deux autres se mettent à se tripoter alors qu'elles ont perdu leurs amies.

Là, ça devient glauque.

Le film se laisse voir, sûrement parce qu'il dure moins d'une heure. Des scènes valent le coup, par exemple quand les Daleks tirent des espèces de lasers sur leurs prisonnières. Je pense qu'on tient là une des pires scènes du monde, au niveau des effets spéciaux, du jeu des actrices, et de la lenteur de l'action. Il y a d'autres moments, par exemple quand les filles marchent dans la forêt, qui sont autrement plus longs et moins passionnants.

Oui, c'est de ça que je parlais.

Un plan travaillé.

Là, c'est encore plus glauque que tout à l'heure, et ça n'a rien à voir avec les Daleks.


Sachez aussi que le film utilise une bande-son assez drôle, en utilisant du Pink Floyd époque Syd Barrett pendant le générique, et à chaque apparition des Daleks, on nous ressort le thème de Godzilla Vs Mothra, repris plus tard par Pharoahe Monch.



Au final, je ne sais pas si ce film est la meilleure porte d'entrée vers l'univers de Doctor Who. Je ne sais pas. Mais on y voit des seins.

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