20 mai 2011

The Cloud Door (Mani Kaul) : seins et perroquets


The Cloud Door est un court-métrage érotique réalisé par Mani Kaul, un réalisateur indien. C'est une coproduction Inde-Allemagne, que l'on peut retrouver dans l'anthologie Erotic Tales (qui comprend aussi un film de Ken Russel et un de Susan Seidelman). La belle Anu Agarwal est l'héroïne de ce film de 1994.


C'est l'histoire d'un perroquet qui parle de sexe à une princesse (Anu Agarwal). Le roi en a marre et veut l'étrangler. Mais la princesse arrive à convaincre son père de le laisser en vie parce qu'un oiseau, ça ne peut pas avoir l'esprit mal tourné comme ça. Pour la remercier, le perroquet part chercher Ratnasen, son amant, et le guide jusqu'à la belle princesse, qui peut alors se faire manger les seins toute la nuit.

Wikipedia nous raconte qu'il y a eu une petite émeute lors de la diffusion de The Cloud Door en Inde. Je ne sais pas si c'est parce qu'il était jugé obscène, ou parce que les gens se sont énervés après ce perroquet.

C'est dommage, je n'ai peut-être pas les clefs pour tout comprendre, parce que je ne m'y connais pas du tout en cinéma indien, et je n'ai lu les quelques oeuvres littéraires qui auraient inspiré le court-métrage. J'ai donc regardé le film en me laissant abandonner comme le petit européen que je suis, celui qui est plein d'images fantasmées d'un orient qui nous fascine, rempli de beaux tétons profondément sombres comme ceux de Anu Agarwal. Je l'ai regardé en me laissant porter par les mouvements des tissus qu'agitent les jeunes femmes dans la piscine, par le son des instruments traditionnels et des chants a capella qui nous disent : "oublie-toi, petit blanc plein de raison, nous sommes des asiatiques un peu mystérieuses et lascives, nous allons te montrer le vrai amour, et tu sais qu'il y a un peu de magie là-dedans".
On oublie Edward Saïd et toutes les réflexions rationnelles que l'on devrait avoir aujourd'hui, on se rappelle juste du Kama Sutra que nous a traduit le passionnant aventurier Richard Francis Burton au XIXe siècle.


Pendant trente minutes, tout est désir, tout est érotisme, les couleurs, les vêtements, les nappes de fumée, et les magnifiques seins de Agrawal qui sont montrés longuements. La princesse fait l'amour très doucement, le bonheur est au ralenti. Puis le chant des oiseaux nous réveille, et un poisson servi dans une assiette se met à parler, touche finale d'humour et d'absurdité dans ce joli conte.

Un amant qui parle seulement de façon poétique, ça fait toujours plaisir aux dames. Mais il parle tellement par métaphores qu'on ne comprend rien au final.


The Cloud Door, du seins-screen approved très reposant. La première partie est sur youtube.


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