15 janvier 2011

Big Doll House, seins en prison



Si l'article du Monde diplo sur les femmes en prison au Mexique vous a mis le cafard, si vous en avez marre de voir Telephone de Lady Gaga, et si vous avez vous aussi envie de faire partie des puissants décrits dans Surveiller et punir de Michel Foucault, et que vous voulez poser votre regard panoptique sur tout une population de criminels à redresser, vous aurez sûrement envie de vous regarder un film de femmes en prison (WIP, Women In Prison). Surtout quand il n'est pas trop sadique et que les prisonnières sont jeunes, belles, et dénudées.
Big Doll House est un film de Jack Hill, 1971, avec Pam Grier, Roberta Collins, Judith M. Brown. Il fait partie des premiers films de WIP à succès.




Ici les américains sont partis tourner en Asie du Sud-Est. Comme dans l'ensemble du genre, il n'y a aucune volonté de retranscrire la réalité de la vie en prison, mais tout est là pour satisfaire les besoins de mâles fascinés par des femelles enfermées ensemble. Le film est finalement moins violent, pervers ou sadique que de nombreux WIP européens qui lui ont succédé. Les filles sont même toujours à leur avantage, belles, bien coiffées, et plus fortes que les hommes. La libération sexuelle a bien eu lieu.



L'histoire : Collier (Judy Brown) est incarcérée pour avoir tué son compagnon. Elle doit cohabiter avec d'autres femmes pleines de caractère, comme une ancienne prostituée (Pam Grier), ou une junkie. Elle est plongée dans cet univers très spécial où les filles se font torturer depuis quelque temps par un mystérieux personnage avec un truc noir sur la tête...
L'histoire n'est pas de plus travaillées. On a plutôt une succession de scènes, bien racoleuses, mais souvent sensuelles, et qui ne vont jamais trop loin : la fouille au corps, la dispute pour savoir qui dort en haut du lit superposé, la bagarre dans la boue, l'émeute au réfectoire, la douche, la torture avec un fouet ou un serpent, ou encore la course de cafards (!!), l'évasion et les fusillades dans la jungle, quasiment tout ce qu'on voit quand on rêve de prisons pour femmes.


Et dire que maintenant les jeunes pleurent quand y a plus de connexion internet et qu'ils s'ennuient. Avant, on savait s'amuser : on faisait des courses de cafards.


Au centre, Pam Grier, avant Coffee et bien avant Jackie Brown, mais déjà une des plus belles. En plus c'est elle qui chante le générique de début.

Un gros moment, la scène de douche.

La gardienne lâche ses cheveux quand elle torture les prisonnières seins nus.

Mais qui est donc ce mystérieux personnage avec un bout de tissu sur la tête ?

On avait dit pas la nourriture !

Pam Grier et Roberta Collins se battent dans la boue.

Femmes en prison, mais hommes en slip.


Au final, il n'y a rien de bien transcendant, si on veut de la qualité autant se voir
Papillon avec Steve McQueen, mais les aventures de ces filles restent quand même très plaisantes.

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