
Il y a des moments où on est heureux dans la vie. Comme aujourd'hui, quand on sait que la diffusion de la mini série Spartacus : Gods of the arena, préquel de Spartacus : Blood and sand, créé par Steven S. DeKnight, vient de commencer de l'autre côté de l'Atlantique.
Un horizon rétréci
On se rappelle tous de Spartacus : Blood and sand (2010). Le principe c'était de prendre cette grande histoire qui nous parle à tous, celle de Spartacus, l'esclave qui mène les gladiateurs à la révolte et fait trembler pendant quelques instants le grand Empire romain. Avec cette histoire, on a évacué tout ce qui n'était pas divertissant, et on a axé sur les combats, les luttes d'influence entre les élites romaines, et le sexe. Ce qui était bien, c'était le côté série B sans limites et avec des moyens (avec entre autres l'aide du numérique pour faire des effets comme dans 300). Mais en plus la série avait pris une dimension inattendue dans le dernier épisode, en dénouant de façon habile et jouissive toutes les intrigues tissées pendant l'ensemble de la saison, dans un final rythmé et hyper-violent.
Dans Gods of the arena, l'action se situe avant l'arrivée de Spartacus dans la maison de Batiatus, pendant que ce dernier cherche gloire, pouvoir et richesse en entraînant et en faisant combattre ses gladiateurs. On reprend tous les éléments de Spartacus : Blood and sand, sauf Spartacus. C'est-à-dire qu'on enlève l'horizon libérateur qu'on avait toujours en tête en regardant les douze épisodes jouissifs de Blood and sand. On ne s'attend donc qu'à une chose (ou deux) dans cette saison : du sang et du sexe.
Encore plus de violence et de sexe
En éliminant le seul élément noble, on peut se concentrer encore plus sur le reste. Et ce n'est pas forcément plus mal. Tous les éléments de Blood and Sand sont là : les élites romaines sont corrompues jusqu'à la moelle, les femmes sont des nymphomanes assoiffées de gros sexes de gladiateurs, les gladiateurs sont bodybuildés et sans merci. La surenchère est de mise dès ce premier épisode. Les combats sont pleins de sang qui gicle et de têtes tranchées, les scènes de sexe sont nombreuses et variées (trucs à trois, scènes lesbiennes, etc.), et les trafics et manigances commencent déjà à se mettre en place, on imagine qu'ils auront des conséquences plus que sanglantes. Le tout dans une avalanche de ralentis : ralenti quand une tête est coupée, ralenti que le public applaudit, ralenti quand tu manges une pomme.


Peter Mensah, après être tombé dans le puits dans 300 et avoir joué l'entraîneur dans Blood and sand, obtient enfin un peu de réconfort auprès de Marisa Ramirez.
Lucretia (Lucy Lawless) et Gaia (Jaime Murray) sous opium
En bref, ce premier épisode, c'est du plaisir à l'état pur, à condition de bien se mettre en tête qu'on ne regarde pas un chef-d'oeuvre, mais un condensé de tout ce qu'on a envie de voir à l'écran, immédiatement, sans réfléchir. On se croirait dans les années 90 devant un épisode de Dragon Ball ou avec un tome de Yuyu Hakusho dans les mains. Il reste à voir si l'ensemble de la saison sera aussi bien, malgré l'absence d'un personnage comme Spartacus, capable de transcender tout ce petit univers plein de fureur et de vice.










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