
White Rose Campus : Then Everybody Gets Raped (notez que jamais un film n'a été aussi bien décrit par son titre) est un film japonais de 1982, réalisé par Koyu Ohara. C'est un pinku eiga, c'est-à-dire un film de sexploitation japonais qui présente souvent des scènes de sexe mêlant perversion et sadisme.
L'histoire : trois pervers prennnent en otage un car de lycéennes et les violent. Olalah que ce sujet est choquant ! Mais quel plaisir peut-on prendre à voir un film de ce genre ?

1 - Le plaisir de voir des seins
Si les actrices ont des coupes de cheveux tout droit sorties de Jeanne et Serge (Japon des années 80 oblige), c'est toujours un plaisir de voir des japonaises seins nus, d'autant plus qu'elles le sont pendant presque tout le film. Il y a une espèce de gros flou sur le sexes, mais on a l'habitude avec la censure japonaise. Tout au long des 65 minutes du métrage, on voit les filles dans la douche, la prof discuter seins nus avec son type, mais surtout les filles en train de se faire violer (là de suite c'est un peu moins excitant).
2 - Le plaisir de voir la concentration de références culturelles de ceux qui ont grandi dans les années 90
On a été élevés aux mangas plein de voyous comme Rokudenashi Blues, aux Hentai, aux films d'action comme Speed, à la téléréalité, et au porno gonzo. Avec White Rose Campus, on a tout en même temps.
Les méchants sont ignobles mais ont un petit côté attachant. Les deux voyous ont le look des délinquants comme on aime dans les mangas (la banane à la Dick Rivers !). Le vieux méchant, un des hommes les plus répugnants de l'histoire du cinéma, est pathétique, car c'est un pauvre homme qui renifle les tampons usagés dans les toilettes publiques. En plus quand il viole il met une culotte sur la tête. Deuxième caractéristique qui nous rapproche du film : le principe du viol massif de lycéennes est un classique des hentai qu'on regardait en cachette au collège. White Rose Campus a aussi devancé la télé réalité : au milieu du film, les violeurs décident de ne garder que les filles bien : les moches de la classe se font "nexter" comme dans Next sur MTV, elles doivent descendre du car ! Les racines des Bang Bus sont peut-être ici : le car se transformant en énorme baisodrome, ou plutôt violodrome. Enfin, ce film est aussi un des précurseurs de Speed : quand le bus est pris en otage, on force le chauffeur à accélérer sans cesse.

3 - La liberté
Quand on est un spectateur peureux, on va souvent voir un film parce qu'on nous a dit que c'était bien, parce qu'on sait que l'histoire ne va pas nous décevoir, et qu'à la fin on y trouvera notre compte.
Eh bien là, soyez prêts à mettre tout ça au placard. On voit ce film parce que c'est n'importe quoi, et que la fin ne sera pas satisfaisante, que ce soit au niveau du scénario ou de la morale. En fait on est entre le cinéma d'exploitation et Funny Games.
Révélations : A la fin, il y a une sorte de dénouement à deux niveaux. L'action se déroule dans une chambre d'hôtel où les viols continuent. Le premier niveau nous explique qu'une des filles avait tenté de se suicider car ses camarades la harcelaient à propos d'une rumeur d'inceste avec son frère. On apprend que son frère l'avait bien mise enceinte, et qu'il est un des agresseurs ! Ensuite, deux types qui ont pris en stop le groupe des moches arrivent et neutralisent les trois agresseurs... pour se mettre à violer eux-mêmes les filles (sous les yeux du pauvre frère incestueux et violeur) ! Le deuxième dénouement arrive alors : on retrouve les filles et leur prof le lendemain dans le bus. Elles continuent leur voyage comme s'il ne s'était rien passé.
Fin des révélations.
Réalisme d'une société machiste où les femmes n'ont pas leur mot à dire et doivent tout subir ? Film misogyne ? Ou film d'exploitation où il ne faut pas chercher plus loin, on a juste la liberté de montrer tout ce qu'on a envie de voir à l'écran ?


Les "moches" se sont faites jeter du car. Pourtant la fille à droite a une superbe poitrine.

La prof.

Un film de viol massif ne serait rien sans la scène entre filles.


















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