Boardwalk Empire est une série produite par Martin Scorsese et créée par Terence Winter. Après la diffusion des douze épisodes de la saison 1 sur HBO en 2010, elle vient d'avoir le Golden Globe de la meilleure série dramatique de l'année.
C'est l'histoire de Nucky Thompson (Steve Buscemi), un hommes d'affaires et politicien qui gère le trafic d'alcool dans la station balnéaire du Nord-Est des Etats-Unis, Atlantic City, en 1920, aux débuts de la prohibition.
Atlantic City, Etats-Unis, 1920
On peut débattre des heures sur l'absence de dynamisme du scénario, on peut dire qu'on n'a pas de cliffhanger à la fin des épisodes, et que les intrigues mettent dix mille ans à se nouer et se dénouer.
Mais on s'en fout, on est là pour faire un voyage. Pourquoi on a aimé lire Montaillou, village occitan ? Parce que Le Roy Ladurie, à partir de quelques pages d'archive, nous a permis de revivre un instant du passé. Là, dans Boardwalk, on n'a pas un bouquin d'histoire, c'est une oeuvre de fiction, la plupart des personnages sont fictifs (même si le héros est inspiré de Enock L. Johnson, et les gros gangsters de la série ont existé). Mais tout Atlantic City semble si vivant, à commencer par les seins des femmes, riches comme pauvres, prostituées comme puritaines.
On aime y voir se recréer la vie quotidienne. On voit la diffusion de nouvelles pratiques culturelles, et la confrontation avec les héritages du passé. On fait attention au moindre détail, le premier aspirateur acheté par le papa et qui fait peur au petit enfant, les réunions du Ku Klux Klan, les ligues de tempérance, le nains qui font de la boxe et qui se déguisent en lutins pour égayer les vieux irlandais pendant la St Patrick, les magiciens, l'eau courante dans les maisons, la diffusion des premiers films (et des premiers film X underground !). On est comme devant une grande fresque, où on peut regarder pendant des heures les visages des acteurs (vraiment bien choisis), on peut admirer la beauté des vêtements, et se passionner pour tous les détails du décor.
On aime voir les liens qu'ont les personnages avec la grande Histoire, qu'ils la subissent ou qu'ils en soient les acteurs. Nucky Thompson participe à l'élection de Harding à la présidence. On voit les femmes obtenir le droit de vote, on voit aussi Al Capone, gangster montant, manger avec sa mère, sa femme, et son fils sourd.
Pour mieux réfléchir là-dessus, l'analyse de Ioanis Deroide est totalement bienvenue, elle donne envie de se plonger ou se replonger dans deux ou trois livres d'histoire.
YouPorn, 80 ans plus tôt.
Des seins et des sons
En plus de ce côté historique, on a droit à tout un tas de bonus.
On est contents car le héros c'est Steve Buscemi, et à chaque fois qu'on le voit ça nous donne envie de se revoir tout Tarantino, tout les frères Coen, et surtout Los Angeles 2013, le meilleur film du monde entier.
Grâce à la bande son, on s'y croirait encore plus : pendant les épisodes, le fond sonore est la plupart du temps constitué de sources diégétiques, on y entend ce que jouent les orchestres de rue, ce que chantent les artistes de music hall. L'excellent générique du début (Straight up & down des BJM) nous rappelle lui qu'on est dans une série d'aujourd'hui.
Et puis comme vous le voyez dans ces illustrations, les scènes de seins nus sont innombrables. Des passages au bordel aux moments d'intimité en couple en passant par les grands spectacles, on peut admirer les très belles actrices comme Paz de la Huerta ou Aleksa Palladino enlever leurs beaux vêtements d'époque.

Ces seins sont sensés appartenir à Kelly McDonald, mais tant que je vois pas la tête sur le même plan, je suis dubitatif.
Une série à voir, assurément. Vivement la saison 2.





















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